Portrait de F. Deneulin par Manuel Léonardi

François Deneulin
Norvège - France
CEO

Portrait de Andal Traoré

Andal Traoré
Burkina Faso
responsable Afrique

Portrait de Andal Traoré

Andal Traoré, Fille de l'artiste africain Abou Traoré, elle baigne dans la création artistique dès son plus jeune âge. Après un BEP en commerce, elle s'essaie à l'organisation d'événements artistiques en Afrique, notamment lors de la BISO Off 2019 (Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou).

Elle devient la représentante de l’Agence Deneulin et l’assistante de DDM sur le Burkina-Faso.

Portrait réalisé par Manuel Léonardi

François Deneulin
Né en 1972, au siècle dernier, je collectionne depuis toujours, d’abord les timbres, les minéraux puis les pierres semi-précieuses jusqu’à mon entrée aux Beaux-arts de Lyon en 1990 après un bac F12 (Arts appliqués).
Suite à une grande détresse financière étudiante, je revends ma collection de timbres à bas prix ce qui m’apprend que lorsque l’on est pressé, une collection ne vaut plus rien. Je tourne alors la page des timbres et minéraux pour basculer du côté des œuvres d’art.
Sans grand revenu et avant l’avènement d’internet, il m’a fallu composer avec ce qu’il était possible de trouver sur les brocantes, Emmaüs et autres bric-à-brac. Et, pour qui à l’œil, du temps et la chance d’habiter à coté d’un bric-à-brac, voir pour un temps d’un Emmaüs, on peut dénicher de petites merveilles.

Après mon court séjour aux Beaux-arts, j’ai poursuivi en histoire de l’art à Lyon II. Étude étonnante, où la première chose dont on vous informe, c’est qu’à peine 1% d’entre nous aurons du travail dans cette branche, où on s’étonne que vous n’ayez pas encore visité Venise (d’ailleurs, il faudra que je m’y rende un jour) et où une professeure défraichie laissait voir ses dessous à travers ses chemisiers transparents.
Mais où j’ai eu la chance de croiser les cours de Dario Gamboni, professeur qui m’a fait comprendre que l’œuvre n’est pas qu’une histoire d’esthétique mais aussi de sociologie.

Ma collection personnelle se construit au fil de mes voyages et de mes rencontres. Elle est le reflet des opportunités et de ma curiosité.

En parallèle à mes études et pour répondre à l’appel de la Nation, je me suis retrouvé à la DRAC Rhône-Alpes au service Arts plastiques pendant deux ans..
Un grand déniaisement sur le fonctionnement de l’institution culturelle et de ses acteurs, très formateur, peut-être même un peu trop. Mais au delà d’une conseillère aux arts plastiques antipathique dont je tairais le nom, il y eu un temps une seconde conseillère Corinne le Neün.
Une femme enrichissante qui m’a fait découvrir le projet de commande publique sur lequel elle avait travaillé au Château d’Oiron.

Ils n’avaient pas tort, en histoire de l’art, impossible de trouver du travail.
Par un concours de circonstance et des rencontres, je me suis retrouvé à travailler sur Autocad et Pro-Engineer, deux logiciels de modélisation en mécanique alors peu utilisé en France. Nous en étions encore à la planche à dessin.
Fort de cette connaissance informatique, j’ai fait de l’automatisation, du soutien et de la formation d’ingénieur au sein des bureaux d’études et des méthodes de deux entreprises en Savoie et Haute-Savoie sur Pro-Engineer.
En parallèle, d’autres rencontres m’ont mis les pieds dans l’univers chorégraphiques et je suis devenu co-directeur artistique, administrateur, scénographe, webmaster, homme à tout faire de la Cie Lanabel de 1998 à 2018..

En 2009, j’ouvre une première galerie dans un petit village d’Isère, Barraux, une bonne raison pour acheter encore plus.
En 2012, je me retrouve au Burkina-Faso pour une tournée dans les Centres Culturels Français de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso de la pièce Rawar (Cie Lanabel), dont la thématique portait sur les états de violence.
Je fais le tour des ateliers afin de voir si je ne pourrais pas ramener une œuvre du Burkina-Faso en souvenir et j’apprends, aux dépends de mes finances, que je ressemble à un portefeuille sur patte.
Lessivé, rincé, il ne me restait plus rien en poche après ce séjour et je n’avais ramené que de pâles copies. Formateur !

Ce premier séjour m’a permis de prendre contact avec Abou Traoré, un artiste bronzier de Bobo-Dioulasso, une rencontre qui allait changer ma vie.
Nous avons commencé à collaborer ensemble, j’ai introduit son travail dans le décor d’une des pièces de la Cie Lanabel “Atropos”, puis j’ai organisé quelques expositions et ateliers en France.
Pendant l’été 2018 et pour des raisons familiales, je me retrouve à nouveau à Bergen en Norvège en train de faire des grands écarts entre Norvège, France et Burkina Faso.
En 2019, prévenu de l’organisation de la première BISO (Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou), j’ai motivé les acteurs de la scène burkinabè pour que nous organisions ensemble un premier BISO Off together.
A partir de là, une nouvelle aventure est en train de se mettre en place, qui j’espère recevra un bel accueil.


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