AKILI-KOH

Exhibition at the French Institute in Ouagadougou from 7 May to 5 June 2021 – Burkina Faso
Curator: Abou Traoré and François Deneulin assisted by Andal Traoré
with KY Siriki, TRAORE Abou, SANOU André, SAWADOGO Christophe, OUEDRAOGO Madi, SIDIBE Abou, KANE André, SAVADOGO Issiaka, LOUGUE Liby and a joint work of KOANDA Sahab and KABORE Kader

Exposition à l’Institut français de Ouagadougou du 7 mai au 5 juin 2021 – Burkina Faso
Commissariat : Abou Traoré et François Deneulin assistés de Andal Traoré
avec  KY Siriki, TRAORE Abou, SANOU André, SAWADOGO Christophe, OUEDRAOGO Madi, SIDIBE Abou, KANE André, SAVADOGO Issiaka, LOUGUE Liby et un travail commun de KOANDA Sahab et KABORE Kader

Ky Siriki (1953 – )

Il y a toujours, dans l’oeuvre de Siriki Ky, un versant emblèmatique prononcé, qui renvoie à ses origines africaines, en véhiculant les traces d’une culture millénaire, à laquelle ont puisé, souvent outrageusement, tant d’artistes occidentaux.

Bien que passant la majeure partie de son temps à paris, donc au fait des derniers ressacs de l’art de son époque, Siriki Ky est tellement imprégné affectivement et biologiquement de sa terre natale qu’il n’a jamais renoncé à l’intégrer dans les rebondissements de son parcours. Et ceci, sans choix dans l’illustration ou la sensiblerie exotique, mais avec une grande variété d’approches et une imagination qui caractérisent la libération de son identité, loin des mimétismes inopportuns.

Par l’expressivité de ses transformations, son art figure de manière barbare, tantôt efface l’anecdote, tantôt la dilue au coeur des racines enfouies de sa mythologie, qui est conjointement celle de l’histoire de son peuple, dont il réussit à faire revivre l’essence. Fragments de cases colorées, motifs décoratifs, reliefs antropomorphes, bois torsadés à peine retouchés, nimbés d’une mystérieuse signalétique, ou sanglés d’étoffe torse allusifs en métal doré aux épidermes corrodés, colonnes totémiques en forme de vase au faciès rugueusement ouvragés, scandent un hymne à l’homme et à la vie. Une vie qu’il souhaite formuler à l’état brut, avec ses attributs originaires, coulés dans les incessantes métamorphoses de ses thèmes.

En marge de toute pente imitative, c’est donc la force naturelle émise par ses structures et leur contenu testimonial, la synthèse de leurs formes contrastées et leur distribution simplifiée à l’extrême la complémentarité des plus infimes accidents constitutifs de la surface et le souffle hiératique des armatures, qui donnent à l’oeuvre à la fois intimiste et monumentale de Siriki Ky, l’efficience de son ordonnancement et sa puissance sublimatoire.

Gerard XURIGUERA – critique d’art – Paris

Sanou André ( 1962 – )

Originaire de Bobo-Dioulasso , André Sanou voyage en Côte d’Ivoire puis en France dans les années 80 afin de découvrir d’autres univers artistiques.
De retour au pays au début des années 90, son travail rencontre plusieurs reconnaissances et distinctions nationales.
En 2000, il retourne s’installé en France où il participe à de nombreuses expositions et salons. En 2012, il participe à l’exposition Sanaa Ya Makaratasi | Arts sur papier au Musée national du Kenya puis en 2015 à l’exposition Arts visuels Saga Africa à la Viandée Rides en Suisse.

Ouedraogo Madi (1976 – )

Madi Ouedraogo est un artiste plasticien autodidacte. Il développe un travail de tapisseries sculptures où les morceaux de canettes de boissons font office de « pixels» espacés parfois par des plages de morceaux de semelles de « tongs » ou des sachets plastiques tressés qui apportent de la couleur et du relief.

Fasciné par la matière, il suit son chemin de recherche sur les différents matériaux en explorant, en transformant et en redonnant vie à des objets délaissés qu’il amalgame avec la peinture dans des formes et des résultats inattendus.

Travail minutieux dont on découvre le mouvement d’ensemble à une certaine distance, tantôt figuratif voire narratif tantôt abstrait, plus prêt, la « pixellisation » s’impose au regard.

Kané André (1977 – )

Artiste plasticien Burkinabè, André KANE est un artiste autodidacte résidant à Ouagadougou. De caractère réservé et modeste, cet artiste n’aime pas trop parler de lui. Il préfère en laisser le soin à ses pinceaux.

Il a exercé dans une vie antérieure le métier de sculpteur papier mâché avant de se lancer définitivement dans l’art plastique. S’inspirant de la nature, l’artiste réalise ses oeuvres en mettant l’accent sur la culture Africaine. Il participe en 2014 à l’initiation au papier végétal à l’Institut Français avec l’artiste peintre Italienne Margherita Del Balzo, il commence alors un travail autour des fibres végétal. Ses récents travaux sont faits de pigments naturels , acrylique et de récupération. Il participe à des expositions et des évènements culturels au Burkina Faso et à l’extérieure.

Lougué Liby (1987 – )

Né à Ouagadougou d’un père artiste peintre et d’une mère couturière, Liby Lougué commence le dessin dès son plus jeune âge à travers la bande dessinée et les portraits qu’il vends déjà à ses amis de classe. Sous l’impulsion et l’encadrement de son père, cette passion pour le dessin a progressivement évolué en peinture figurative.

Ses premières toiles étaient surtout composer d’une fusion entre la peinture acrylique et un collage de tissus locaux récupérés dans l’atelier de sa mère.

En 2008, il fait la rencontre de l’artiste peintre et designer burkinabè Hamed Ouattara avec qui il affine ses techniques de peinture.

Depuis 2011, il participe à de nombreuses expositions au Burkina Faso et représente son pays à des rencontres internationales tels que les derniers Jeux de la Francophonie en Côte d’ivoire.

De nos jours, il se sert de la peinture comme cheval de bataille et moyen d’expression dans le développement de la société et apporter sa pierre à l’édifice.

Traoré Abou ( 1960 – )

Abou Traoré est issu d’une lignée de forgerons. Il hérite de la technique ancestrale de la cire perdue par son père, Assane Traoré et commence sa formation dès l’âge de 10 ans dans l’atelier familial.

Il fond et sculpte en son nom depuis 1983, année où il a imposé une rupture avec le productivisme artisanal qui régnait dans l’atelier familial pour se diriger vers la création artistique.

Sa rencontre en 1984 avec des sculpteurs suisses et français du Groupe Fuzion tel que Pierre Jaggi marque un tournant dans son travail. Il intègre le groupe de 1984 à 1991 et expose avec eux en France et en Suisse.
En 1990, il remporte le 1er Prix de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo-Dioulasso).

En 1991, il est remarqué par Pierre Gaudibert, alors responsable du musée des arts africains et océaniens de Paris, qui le citera dans son livre “ Art africain contemporain “ Edition Diagonales.

Dès 1994, il participe à de nombreuses rencontres artistiques en France ainsi qu’au Togo à Lomé (Asso. Ewolé).

En mars 2001, il participe à un symposium avec des artistes du CCA Terre blanc (France) à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre réoriente son travail vers une plus grande abstraction.

Depuis 20 ans, il fait évoluer son œuvre en tirant un fil rouge autour des représentations animales et symboliques de la culture Bobo.

Tout au long de ces années, Abou Traoré a également apporté des améliorations à la technique du bronze et a formé de nombreux bronziers de Bobo Dioulasso.

Voir son site : www.abou-traore.org

Sawadogo Christophe ( 1972 – )

Si la première vocation de Christophe Sawadogo est la médecine, il se tourne rapidement vers les arts plastiques. Il suit de 1992 à 1997 les cours d’arts et de communication à l’Université de Ouagadougou. Formé ensuite en tant que critique d’art à l’Université de Dakar au Sénégal en 1999, il délaisse bientôt la théorie pour se consacrer pleinement à la peinture.

Passionné de poésie et de calligraphie, ses premières œuvres furent consacrées aux dessins sur papier, à l’encre de Chine ou avec des crayons de couleur pour créer un univers où flottent des personnages, contés ou rêvés.

Il travaille également avec des encres de couleur sur des fonds en papier trempés dans des bains d’encre. Des personnages apparaissent tout en finesse, fragiles, et se fondent dans leur environnement. Leurs contours sont incertains, comme s’ils étaient sensibles à la moindre vibration extérieure.

Exposé depuis 1999 aussi bien en Afrique (Burkina, Mauritanie, Sénégal) qu’en Europe (France, Belgique, Hollande, Allemagne), Christophe Sawadogo a été le co-auteur du « Catalogue des artistes plasticiens du Burkina Faso ».

Sidibé Abou ( 1977 – )
Après une année d’initiation au centre d’échange culturel du village KIYI d’Abidjan et une formation académique au Centre Technique des Arts de Bingerville (École des Beaux-arts), il obtient un Brevet Technique des arts appliqués en 1999.
Sa démarche s’inscrit dans la recherche et l’installation permanente d’un équilibre, base fondamentale de l’épanouissement de l’humanité. L’équilibre n’est-il pas parfois relatif à la dimension spirituelle que chacun de nous projette sur son environnement professionnel, social et culturel ?

Son travail tourne autour des symboliques de la vie africaine et l’accumulation de matériaux chargés de leur utilisation et de leur abandon.
Abou Sidibé est selectionné pour la BISO 2021
Voir son site www.abou-sidibe.art

Savadogo Issiaka (1979 – )

Arrivé à l’âge de sept ans au Burkina-Faso et élevé dans le village de sa famille, il a baigné dans la tradition, les légendes et la mémoire orale et artistique de l’Afrique de l’Ouest.
Armé de son courage et de son appétit de culture, il décide de s’installer à la capitale, Ouagadougou et de se rapprocher du milieu artistique. Afin de perfectionner son style et sa technique, il se met au service d’artistes burkinabè et réussit à exister par lui-même.
Grâce au mécénat de Alain Combes, galeriste à Ouagadougou, il réalise des expositions et commence à se faire connaître.

Curieux de nature, il s’interesse à l’art occidental, et suite à une rencontre avec l’artiste occitan Michel Battle, il réalise des stages au sein de l’association « Axe actuel ». Il y apprend la soudure au plasma et fait également des expositions dans la région Midi-Pyrénées.
« Issiaka Savadogo présente une étrange rencontre entre l’art traditionnel africain et l’art contemporain : mélange curieux entre le bois des ancêtres et l’acier tourmenté du futur. Le choc est émouvant, avec des formes qui captent l’éternel féminin. »