Galerie de campagne François Deneulin
 
 
"L'art est ce qui résiste à la mort" (Malraux*) et ce qui crée un chemin de curiosité et d'ouverture aux mondes
 
 
 
 
 
 
 
  Claude JOUHANNEAU  
 

Du 10 septembre au 15 octobre - vernissage le samedi 10 septembre de 16h à 20h
Attention, sur cette période d'exposition, ouverture de la galerie du vendredi au dimanche inclus de 14h à 18h
En collaboration avec la Grange du Boissieu www.lagrangeduboissieu.fr

Un catalogue est en cours d'édition : Le catalogue
Article de Jean-Louis ROUX, les affiches de Grenoble - 30/09/2016 : l'article

   


Claude JOUHANNEAU est né à Tours le 1er janvier 1931. Il décède le 13 avril 2011.

Très tôt son père, propriétaire d’une importante entreprise de bâtiment, motive son fils pour une succession programmée. Mais Claude Jouhanneau est plus inspiré par l’histoire de l’art, les musées et les expositions de peintures que par la gestion d’entreprise.
Très vite il renonce à cette carrière pour s’impliquer totalement dans sa passion : la peinture.
Il étudie à l’école des Beaux-Arts de Tours de 1948 à 1950, puis il travaille seul et étudie l'Antique au Musée du Louvre, ainsi que le Nu à l’ Académie de la Grande Chaumière de 1952 à 1955.
Il fait ensuite une année à l’École d'arts appliqués de Paris de 1955 à 1956.

Claude JOUHANNEAU a consacré 60 ans de sa vie à son art, avec passion et une grande énergie, toujours dans l’émotion et la sincérité, sans compromission, sans soumettre à personne la force instinctive de son tempérament.
Travaillant la nuit à la Poste (on retrouve les sacs ayant servi de toile à ses peintures) et peignant le jour, ses plus belles réussites sont toujours celles où le blanc de zinc mêlé de sable, de couleurs, d’enduit à peindre (même enduit utilisé par les peintre en
bâtiment), et de sciure, sont pétris et malaxés en une texture éruptive quasi volcanique, sous tendue par une vision globale qui s’empare, tous espaces confondus, de la totalité de la toile.
Claude JOUHANNEAU, proche des artistes de «la nouvelle Figuration» a exposé dans les années 60 avec les artistes COTTAVOZ, FUSARO ou SCHMIT.
En 2008, il renonce totalement à exprimer son art, que la maladie ne lui permet plus de maîtriser.

Son œuvre est importante : plus de 1 000 toiles numérotées et répertoriées et plusieurs centaines de dessins et de pastels.

Claude JOUHANNEAU apparaîtra, par delà ses doutes, ses blessures, ses colères et sa difficulté d’être, pour ce qu’il est : un peintre.

1959 – 1961, Salon de la Jeune Peinture au Musée d’Art Moderne de la ville de PARIS
1962 – 1963, Galerie Royale, PARIS
1963, participe au prix Fénelon
1964 - 1965, participe au prix du Dôme
1965 – 1967, Salons d’Automne
1967, exposition personnelle à la Galerie Sisley, BRUXELLES
1967-1969, Galerie d'Arts en Touraine
1969, Galerie d'art et d'essai Le Haut Pavé, PARIS, quai Montebello
1969, exposition de groupe au Centre culturel de Chelles
1970, exposition de groupe aux Centres culturels de Plessis Robinson et Puteau
1970, Exposition personnelle à la Maison de la culture de Sceaux
1971, Sociétaire du Salon d’Automne
1975, Prix de la ville de TOURS
1976, Expositions multiples, TOURS, avec Manessier, Alenchinsky, Bram, Van Velde, Soulages
1976, Galerie La Galée, MONTÉLIMAR, avec Maly, Adison, Schmidt, Aubert, Cottavoz
1977, Galerie La Galée de MONTÉLIMAR « les peintres de la Galée » Février 1977
Vernissage le samedi 12 février – Exposition à Menton au Palais de l'Europe puis à Vesoul (Le Rialto)
1978, exposition personnelle à la Galerie de Nevers, PARIS
1978, exposition personnelle au Crédit agricole de Vesoul
1979, Galerie Saint Georges, LYON
1980, exposition personnel à Lons le Saunier Caisse régionale du CA
1981, Galerie des Arts de l’Enclos, HONFLEUR avec Sabouraud, Baudet, Maufay, Savary, Vandi et Mougin du 04 avril au 31 mai
1986, Galerie Parcours, PARIS « Les 100 formats »
1987, Galerie du Haut Pavé, PARIS, pour son 35ème anniversaire
1988, Galerie Coupable, PARIS
1988 – 89 – 90, Château de SAINT – OUEN
1989 – 1990, Exposition « Art Libre », RAMBOUILLET
1992, Exposition personnelle à la Galerie Espace 51, PARIS
1996, Rétrospective Musée de la Poste, PARIS
1997, Galerie La Capitale, PARIS
1998, Salon d’Automne du PLESSIS ROBINSON
1999, Salon de SCEAUX
2000, - Exposition « 30 Artistes » Galerie La Capitale, PARIS
2000, Salon de VANVES
2000, Prix de la ville de SCEAUX
2001, Salon de VANVES
2002, Salon d’Automne du PLESSIS ROBINSON

Vente de son atelier :
Vendredi 24 septembre et lundi 26 septembre 2011 - Ader Nordmann à Paris/Drouot

Une partie de son atelier sera ensuite racheté à sa veuve par la Société Antik d'Ary Gumuchian. Les œuvres présentes dans cette exposition proviennent de ce fond.

 
 
 
 
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*"La communication, c'est la transmission et la propagation d'une information. Or, une information, c'est quoi ? ce n'est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c'est un ensemble de mots d'ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes censés devoir croire. En d'autres termes : informer c'est faire circuler un mot d'ordre. Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de l'information, c'est-à-dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l'on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyons. (...) Ce qui revient à dire : que l'information, c'est exactement le système du contrôle. (...)

Quel est le rapport de l'oeuvre d'art avec la communication ? Aucun. L'oeuvre d'art n'est pas un instrument de communication. L'oeuvre d'art n'a rien à faire avec la communication. L'oeuvre d'art ne contient strictement pas la moindre information. En revanche, il y a une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance. Alors là, oui. Elle a quelque chose à faire avec l'information et la communication, oui, à titre d'acte de résistance. Quel est ce rapport mystérieux entre une oeuvre d'art et un acte de résistance, alors même que les hommes qui résistent n'ont ni le temps, ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l'art ? Je ne sais pas. Malraux développe un bon concept philosophique. Il dit une chose simple sur l'art : "C'est la seule chose qui résiste à la mort." (...) Oui, sans doute, il suffit de voir une statuette de trois mille ans avant notre ère pour trouver que la réponse de Malraux est une plutôt bonne réponse. Alors, on pourrait dire, oui, l'art c'est ce qui résiste. Tout acte de résistance n'est pas une oeuvre d'art, bien que, d'une certaine manière il le soit. Toute oeuvre d'art n'est pas un acte de résistance et pourtant d'une certaine manière, elle l'est...(...) L'acte de résistance, il me semble, a ces deux faces : seul il résiste à la mort, soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes.

Et quel rapport y a-t-il entre la lutte des hommes et l'oeuvre d'art ?

Le rapport le plus étroit et pour moi le plus mystérieux. Exactement ce que Paul Klee voulait dire quand il disait : "vous savez, le peuple manque." (...) Il n'y a pas d'oeuvre d'art qui ne fasse appel à un peuple qui n'existe pas encore."

Gilles Deleuze, extrait de la conférence "Qu'est-ce que l'acte de création ? "donnée dans le cadre des Mardis de la fondation Femis, 17 mai 1987 - extrait publié dans "Manière de voir n°148 - Artistes domestiques ou révoltés ?"

 

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