Galerie de campagne François Deneulin
 
 
"L'art est ce qui résiste à la mort" (Malraux*) et ce qui crée un chemin de curiosité et d'ouverture aux mondes
 
 
 
 
 
 
 
 

Abou TRAORÉ

 
 
Œuvres en vente à la Galerie
Exposition à Fort Barraux
Exposition au Centre des arts Meylan

 

Sculpteur - Fondeur de Bronze
voir également son site www.abou-traore.org

Né le 1er janvier 1960 à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso, alors Haute-Volta, Abou Traoré est issu d'une lignée de forgerons sculpteurs / fondeurs.
Il hérite de la technique de la cire perdue par son père, Assane Traoré et commence sa formation dès l'âge de 10 ans dans l'atelier familial.

Il fond et sculpte en son nom depuis 1983, année où il a imposé une rupture avec le productivisme qui régnait dans l'atelier familial.
Son originalité plastique met en évidence un artiste créateur et le fait remarquer par le Centre Culturel Français de Bobo-Dioulasso qui l'exposera plusieurs fois.

En 1990, il remporte le 1er Prix de la Semaine nationale de la culture, SNC Bobo-Dioulasso.
En 1991, il est remarqué par Pierre Gaudibert qui le citera dans son livre « Art africain contemporain ».

Dès 1994, il participe à de nombreuses rencontres artistiques en France ainsi qu'au Togo à Lomé (Asso. Ewolé)

En mars 2001, il participe à un symposium avec des artistes du CCA Terre blanc (France) à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre réoriente son travail vers une plus grande abstraction.
A partir de 2002, il participe à plusieurs reprises à la Biennale de Dakar .
Il vend régulièrement ses œuvres à des collectionneurs africains et européens.

L'Etat burkinabè lui a fait plusieurs commandes publiques.

En 2012, il est repéré par la Galerie Deneulin qui intègre son travail au sein d'une création de la Cie Lanabel puis promeut son travail en organisant notamment des expositions dans la région Rhône-Alpes.

Dans son travail, il dépasse les automatismes de l'artisanat local pour remettre en question et élargir sa pratique de bronzier en direction de la création artistique.
Son travail repose sur une recherche autour de la tradition Bobo des masques issue de formes animales et d'un syncrétisme moderne et contemporain. Par son travail, il cherche à apaiser les tensions et à rappeler les valeurs du vivre ensemble.

Il formera de nombreux artisans bronziers de Bobo-Dioulasso et donnera l'élan artistique à de jeunes artistes, notamment son frère Saliou Traoré actuellement en Hollande.

Abou Traoré affirme la nécessité de rester présent au Burkina-Faso pour travailler et développer un art spécifique ancré dans ce territoire, malgré les difficultés que cela engendre dans l'échange artistique et la diffusion de son travail.

EXPOSITIONS

  • 2017
    - Espace d'exposition de l'INSA Lyon du 9 mai au 9 juin - Coulée de bronze le 30 mai
    - Echomusée - Paris 18ème, du 20 juin au 9 juillet - Coulée de bronze le 5 juillet
  • 2016
    - Espace Paul Jargot à Crolles (Isère) du 14 au 20 juin
  • 2015
    - Hôpital Saint-Jean de Dieu Lyon du 21 septembre au 10 octobre
    - Fort Barraux (38530), Galerie Deneulin (vue de l'exposition) du 04 au 20 septembre
    - Centre médical Rocheplane - Saint-Martin d'Hères du 13 avril au 3 mai,
    - Centre des Arts de Meylan du 17 au 25 janvier (vue de l'exposition)
  • 2014
    - "Bobo ville ouverte, l'Institut français de Bobo-Dioulasso et Abou Traoré" invitent les Dplacés octobre et novembre / Burkina-Faso
  • 2012
    - Exposition permanente à la Galerie Diversity / Cote d'ivoire
    - The Atlanta AKWABA Arts Festival, novembre / Ghana
  • 2008
    - A la Jonquille – Genève / Suisse
    - Biennale de Dakar avec Terang’art mai et juin / Sénégal
  • 2007
    - Galerie des Champs à La Pierre – Isère / France
  • 2004
    - International Salon of Arts and Crafts - Ouagadougou / Burkina-Faso
  • 2002
    - Hotel Sarakawa Gallery - Lomé / Togo
    - Galerie Térang’art Dakar / Sénégal
  • 2001
    - Symposium de sculpture en mars (Burkina-Faso) et juin (France) organisé par l'Ass. Terre Blanche
    - Espace Tiphaine Bastille et Elisabeth Mouillé "Les afriques" exposition collective du 5 au 31 décembre / France
  • 1992-1993-1995-1988
    - Centre Culturel Henri MATISSE – Bobo-Dioulasso / Burkina-Faso
  • 1991
    - Château de Rolle / Suisse
  • 1990
    - Musée Provincial du HOUET – Bobo-Dioulasso / Burkina-Faso
  • 1987
    - Galerie la PRIMAIRE / Suisse

 

RENCONTRES ARTISTIQUES

  • 1994 Lomé “Ewolé” / Togo // Ouagadougou “Ouagart” / Burkina Faso
  • 1993 Biennale de Marseille / France
  • 1987 Sandillon / France (avec le Groupe Fusion à la saison artistique des Grands Marais)
  • 1985 Terrasson - Beaurepaire (Isère) / France
  • 1984 La Roche-Vineuse / France

BIBLIOGRAPHIE

 



    
 
 
 
 
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*"La communication, c'est la transmission et la propagation d'une information. Or, une information, c'est quoi ? ce n'est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c'est un ensemble de mots d'ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes censés devoir croire. En d'autres termes : informer c'est faire circuler un mot d'ordre. Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de l'information, c'est-à-dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l'on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyons. (...) Ce qui revient à dire : que l'information, c'est exactement le système du contrôle. (...)

Quel est le rapport de l'oeuvre d'art avec la communication ? Aucun. L'oeuvre d'art n'est pas un instrument de communication. L'oeuvre d'art n'a rien à faire avec la communication. L'oeuvre d'art ne contient strictement pas la moindre information. En revanche, il y a une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance. Alors là, oui. Elle a quelque chose à faire avec l'information et la communication, oui, à titre d'acte de résistance. Quel est ce rapport mystérieux entre une oeuvre d'art et un acte de résistance, alors même que les hommes qui résistent n'ont ni le temps, ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l'art ? Je ne sais pas. Malraux développe un bon concept philosophique. Il dit une chose simple sur l'art : "C'est la seule chose qui résiste à la mort." (...) Oui, sans doute, il suffit de voir une statuette de trois mille ans avant notre ère pour trouver que la réponse de Malraux est une plutôt bonne réponse. Alors, on pourrait dire, oui, l'art c'est ce qui résiste. Tout acte de résistance n'est pas une oeuvre d'art, bien que, d'une certaine manière il le soit. Toute oeuvre d'art n'est pas un acte de résistance et pourtant d'une certaine manière, elle l'est...(...) L'acte de résistance, il me semble, a ces deux faces : seul il résiste à la mort, soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes.

Et quel rapport y a-t-il entre la lutte des hommes et l'oeuvre d'art ?

Le rapport le plus étroit et pour moi le plus mystérieux. Exactement ce que Paul Klee voulait dire quand il disait : "vous savez, le peuple manque." (...) Il n'y a pas d'oeuvre d'art qui ne fasse appel à un peuple qui n'existe pas encore."

Gilles Deleuze, extrait de la conférence "Qu'est-ce que l'acte de création ? "donnée dans le cadre des Mardis de la fondation Femis, 17 mai 1987 - extrait publié dans "Manière de voir n°148 - Artistes domestiques ou révoltés ?"

 

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