Galerie de campagne François Deneulin
 
 
"L'art est ce qui résiste à la mort" (Malraux*) et ce qui crée un chemin de curiosité et d'ouverture aux mondes
 
 
 
 
 
 
 
 

Pierre DUCELLIER dit WINDORF

 
 

Né en 1944, décédé en 2007

Ancien élève de l'école des beaux-arts de Marseille

Après des études aux Beaux-Arts de Marseille en 1960, Pierre DUCELLIER s'installe en région parisienne où il exerce le métier d'architecte et décorateur d'intérieur.
Il collabore avec la maison Jansen, mais se met rapidement à son compte dans sa maison de Bois-Colombes.

Lors de ses temps libres, il peint des scènes religieuses qui sont rapidement abandonnées à la fin des années 1960 pour aller vers une peinture abstraite d'abord lyrique avant de plonger définitivement dans l'abstraction géométrique.

Sa puissance créatrice trouve ses sources dans le mouvement néo-plastique dont le père fondateur est Piet Mondrian et le mouvement Bauhaus, et dont l'héritier est Jean-Albert Gorin et toute l'école suisse et les artistes Berlinois notamment Günter Fruhtrunk.
Pierre DUCELLIER ayant une véritable passion pour Berlin, où il exécute de nombreuses toiles, prend le diminutif de Windorf pour dissocier son travail artistique de celui de décorateur.
Mais comme Mondrian, il ne renie pas les œuvres décoratives où la couleur et les formes se suffisent à elles-mêmes, occupant ainsi l'espace.
Un univers de plénitude et de sagesse compris entre des lignes droites et voyageant comme un électron libre dans un carré ou un rectangle.

Il a exposé au salon des Comparaisons et au Grand Palais à Paris en 1976

- Rétrospective Pierre Ducellier Windorf au Centre Charlemagne de Bois-Colombes du 6 au 21 novembre 2010,

- Exposition WINDORF à galerie pierre-françois garcier du 26 novembre au 3 décembre 2010 - www.windorf.fr

- Exposition Windorf à la galerie Deneulin du 10 décembre 2010 au 09 janvier 2011

Parution d'une monographie sur l'artiste, par Aurélie Vandevoorde, résumant sa vie et son oeuvre, qui tente de replacer l'oeuvre de WINDORF dans l'histoire de l'art abstrait des années 1970. (Format 210x210, 80p)
L'auteur Stéphane Audeguy a également inventer la vie de Windorf d'après les éléments connus de celui-ci dans un roman intitulé "Signé Windorf" (Format 125x210, 84p). Ce coffret peut se commander sur le site www.windorf.fr / Editions ALTAMIRA

Vous pouvez également retrouver le travail de Windorf à la galerie Pierre François Garcier http://www.windorf.net

 
 
 
 
 
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*"La communication, c'est la transmission et la propagation d'une information. Or, une information, c'est quoi ? ce n'est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c'est un ensemble de mots d'ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes censés devoir croire. En d'autres termes : informer c'est faire circuler un mot d'ordre. Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de l'information, c'est-à-dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l'on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyons. (...) Ce qui revient à dire : que l'information, c'est exactement le système du contrôle. (...)

Quel est le rapport de l'oeuvre d'art avec la communication ? Aucun. L'oeuvre d'art n'est pas un instrument de communication. L'oeuvre d'art n'a rien à faire avec la communication. L'oeuvre d'art ne contient strictement pas la moindre information. En revanche, il y a une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance. Alors là, oui. Elle a quelque chose à faire avec l'information et la communication, oui, à titre d'acte de résistance. Quel est ce rapport mystérieux entre une oeuvre d'art et un acte de résistance, alors même que les hommes qui résistent n'ont ni le temps, ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l'art ? Je ne sais pas. Malraux développe un bon concept philosophique. Il dit une chose simple sur l'art : "C'est la seule chose qui résiste à la mort." (...) Oui, sans doute, il suffit de voir une statuette de trois mille ans avant notre ère pour trouver que la réponse de Malraux est une plutôt bonne réponse. Alors, on pourrait dire, oui, l'art c'est ce qui résiste. Tout acte de résistance n'est pas une oeuvre d'art, bien que, d'une certaine manière il le soit. Toute oeuvre d'art n'est pas un acte de résistance et pourtant d'une certaine manière, elle l'est...(...) L'acte de résistance, il me semble, a ces deux faces : seul il résiste à la mort, soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes.

Et quel rapport y a-t-il entre la lutte des hommes et l'oeuvre d'art ?

Le rapport le plus étroit et pour moi le plus mystérieux. Exactement ce que Paul Klee voulait dire quand il disait : "vous savez, le peuple manque." (...) Il n'y a pas d'oeuvre d'art qui ne fasse appel à un peuple qui n'existe pas encore."

Gilles Deleuze, extrait de la conférence "Qu'est-ce que l'acte de création ? "donnée dans le cadre des Mardis de la fondation Femis, 17 mai 1987 - extrait publié dans "Manière de voir n°148 - Artistes domestiques ou révoltés ?"

 

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